Petits travaux et maintenance

Petits travaux et maintenance

Petits travaux et maintenance Les enjeux de la rénovation des locaux sont nombreux : prendre en compte l’impact des travaux sur la qualité de l’air intérieur, prévoir la ventilation des pièces, et maitriser les consommations énergétiques, qu’il s’agisse de petits travaux de rénovation, de finition ou de décoration.

  • pour la santé : produits et matériaux émettant peu ou pas de polluants
  • pour l’environnement : matériaux issus de ressources renouvelables ou porteurs d’un écolabel officiel, facilement recyclables
  • pour la qualité d’usage : facilité d’usage, de nettoyage et d’entretien, durée de vie / d’usage et la réparabilité.

Repérer l’étiquette A+

A+ Depuis le 1er septembre 2013, une étiquette « émissions dans l’air intérieur », indique le niveau d’émission en composés organiques volatils. Elle est obligatoire sur les produits de construction, les revêtements de murs, de sols ou de plafonds (cloisons, panneaux, moquettes, papiers peints, peintures…) et sur les produits nécessaires à leur mise en œuvre (isolants sous-couches, vernis, colles, adhésifs…).
Le niveau d’émission est indiqué selon une échelle allant de A+ (émissions très faibles) à C (émissions fortes).

Peintures et vernis :

Les peintures et vernis écologiques porteurs de l’Écolabel Européen (qui garantit l’absence de métaux lourds et une teneur limitée en solvants), réduisent la présence des COV à l’état de trace, c’est-à-dire presque totalement, limitant ainsi la pollution de l’air intérieur. La plupart des marques distributeurs pour les peintures, les vernis et les lasures portent l’écolabel européen.

Les bons gestes :

  • Préférer des peintures en phase aqueuse, classées A+
  • Privilégier des peintures mates qui contiennent plus de charges minérales que les peintures satinées, et qui émettent moins de COV
  • Utiliser des peintures blanches qui émettent moins de COV que les peintures teintées
  • Aérer beaucoup pendant et après l’application des peintures, et le plus possible pendant les 3 jours qui suivent (pic d’émission des COV).
  • En fin d’utilisation, déposer les déchets, pots,… en déchetterie ! Ce sont des déchets spéciaux qui bénéficient de filières de traitement particulières.

(Recommandations issues du Guide « Grand air » de l’ADEME)

Réflexe Labels :

Nature plus Ecolabel blauer_engel_label

Revêtements de sol :

Les bons réflexes pour choisir les revêtements de sol :

  • Adaptés à l’usage et au lieu (intensité des passages, humidité, facilité d’entretien…)
  • À durée de vie élevée (durée de la garantie, épaisseur de la couche d’usure)
  • Aux impacts de fabrication limités sur l’environnement (matériaux issus de ressources renouvelables/naturelles, porteurs d’un écolabel…)
  • À faible émission de polluants (étiquette émission dans l’air intérieur A+)
  • Ne nécessitant pas de produits annexes pour la pose (colles par exemple) ; le cas échéant, il conviendra d’avoir la même réflexion pour le choix des produits de pose.
Réflexe Labels :

Revêtements de sol Ecolabel GUT DER BLAUER ENGEL Nordic ecolabel
Colles et adhésifs DER BLAUER ENGEL EC1

Plomberie – robinetterie :

De nombreux équipements existent pour maîtriser les consommations d’eau sanitaire : régulateurs de débit ou mousseurs sur les robinets, douchettes hydro-économes, chasses d’eau à double commande ou brique toilette, récupérateurs d’eau de pluie pour les besoins du jardin, électroménager économe en eau (voir l’étiquette énergie du produit qui précise les consommations d’énergie et d’eau pour un cycle de lavage).
Consulter les fiches pratiques pour économiser l’eau pour les particuliers

Éclairage :

Un éclairage bien choisi et bien maîtrisé permet de baisser les consommations énergétiques, et ainsi faire des économies.
Les lampes lampes fluo-compactes, LED, sont économes et performantes : elles consomment peu et durent longtemps. Les halogènes ont fait des progrès en matière de consommation d’énergie (halogènes haute efficacité), mais elles restent relativement énergivores.

Quelques gestes lors de l’utilisation :

  • Avoir le réflexe d’éteindre en quittant une pièce
  • Valoriser la lumière du jour
  • Choisir des abats jour clairs
  • Dépoussiérer les ampoules
  • Éviter l’éclairage indirect et le « sur-éclairage »

D’après le guide ADEME « choisir son éclairage »

 

Avant d’intégrer des exigences à vos procédures d’achat, quelques contrôles doivent vérifier le bon fonctionnement des équipements existants ( systèmes de ventilation : débits des rejets et extractions…).

En savoir plus :
Un outil d’autodiagnostic et de préconisation simple est proposé par le Ministère de l’écologie.
Il permet de faire un autodiagnostic sur les équipements existants, l’organisation des travaux, les vérifications de base, et il est disponible gratuitement et répond aux exigences de contrôle des moyens d’aération des établissements recevant du public.

Des solutions saines et durables pour toutes les familles d’achat !

 

Des spécifications techniques « prêtes à l’emploi »

Éclairage

  • Le remplacement des éclairages existants (ou nouvelles installations) doit présenter une efficacité lumineuse égale ou supérieure à l’efficacité minimale de la classe énergétique A ou B, correspondant au type de lampe.
  • La durée de vie des ampoules doit être supérieure à 8 000 heures pour les lampes fluo-compactes (questionner les fournisseurs/candidats sur les performances de durée de vie pour les types de lampes. Une trame de réponse que les candidats devront renseigner pourra être proposée (tableau en annexe du DCE ou BPU)
  • Les solutions favorisant les lampes LED seront privilégiées
  • Pour les nouvelles installations, la teneur en mercure des lampes ne doit pas être supérieure à « la valeur prévue par le pouvoir adjudicateur » (par exemple 1,5 mg pour les modèles de qualité)
  • Les performances des produits mis sur le marché évoluant vite, ce point est à actualiser lors de votre consultation.

En savoir plus : Choisir un éclairage (ADEME)

Peintures et enduits

Spécifications techniques pour les peintures :

  • Les émanations en COV correspondent à la qualité A+ de l’étiquette Émissions dans l’Air Intérieur
  • La teneur des peintures et vernis en Composés Organiques Volatils (COV) ne devra pas dépasser les valeurs seuils fixées dans le tableau 1 du critère « 3 » du référentiel de l’Ecolabel Européen en téléchargement sur www.ecolabels.fr
  • Les substances qui libèrent du formaldéhyde ne peuvent être ajoutées aux peintures qu’en quantités telles que la teneur totale en formaldéhyde libre du produit après mise en teinte (le cas échéant) ne dépasse pas 0,001% (m/m).
  • Les éventuels ingrédients fonctionnels additionnels et les impuretés présents dans le produit à des concentrations supérieures à 0,01 % devront être signalés

Se référer au référentiel de l’Écolabel Européen pour l’ensemble des spécifications techniques (le demander comme mode de preuve ou s’y référer pour évaluer les équivalences)

Mode de preuve : « les produits porteurs d’un écolabel de type I (Ecolabel UE, Ange Bleu) ou équivalent seront réputés comme conformes »

Spécifications techniques pour les enduits :

  • La teneur en COV ne doit pas dépasser les valeurs suivantes :

– Enduit de peinture Intérieur Poudre : pas d’addition intentionnelle, mais traces acceptées comme impuretés dans les matières premières dans la limite de 0,1g/l du produit.
– Enduit de peinture Intérieur Pâte : inférieure ou égale à 1,5 g/l (pièces sèches)
– Enduit de peinture Intérieur Pâte : inférieure ou égale à 7,5g/l (pièces humides)
– Enduit de peinture Extérieur Poudre : pas d’addition intentionnelle, mais traces acceptées comme impuretés dans les matières premières dans la limite de 0,5g/l du produit.
– Enduit de peinture Extérieur Pâte : inférieure ou égale à 15g/l

  • Solvants organiques halogénés : ces solvants ne doivent pas être utilisés dans le produit
  • Phtalates : les phtalates ne doivent pas être présents dans le produit

Se référer au référentiel de l’écolabel « NF Environnement/Ecolabel Européen » dédié aux enduits de peinture de préparation (rebouchage, bouche-bullage, réagréage, dégrossissage, lissage, réparation, surfaçage) pour l’ensemble des spécifications techniques (le demander comme mode de preuve ou s’y référer pour évaluer les équivalences).

 

Mode de preuve : « les produits porteurs d’un écolabel de type I (NF Environnement, Ecolabel Européen, Ange Bleu) ou équivalent seront réputés comme conformes »

Panneaux muraux

Spécifications techniques pour les plaques de plâtre :

Le papier utilisé dans la fabrication des plaques de plâtre doit être :

  • 100 % recyclé ou composé de bois 100 % recyclé,
  • ou fabriqué à partir de bois, fibres de bois provenant de forêts exploitées de manière légale.

La plaque de plâtre doit être :

  • composée d’au moins 5 % de plâtre recyclé.
  • ne contenir aucune substance radioactive (ce critère est plus exigeant que l’écolabel européen).
  • ne pas contenir de produits chimiques dangereux pour l’environnement, classés ou suspectés cancérogènes, mutagènes, nocifs ou repro-toxiques ou CMR 1A et 1B par le CIRC et conformément au règlement européen REACH.
  • ne pas comporter de pictogrammes de danger (INERIS).
  • testée en fabrication selon la norme NF EN 120 définissant le contenu en formaldéhyde du panneau et classée selon la norme NF EN 312.
  • Remarque « formaldéhyde » : a minima pour les panneaux muraux, ces derniers devront être conformes à la « norme E1 » qui depuis 2002 impose des teneurs inférieures ou égales à 8 mg de formaldéhyde pour 100 g de matériau
Pour aller plus loin :

  • Se référer au référentiel de « l’écolabel Greenguard©» pour définir vos exigences et questionner vos fournisseurs (sous forme de spécifications techniques, de sous-critères d’attribution ou pour évaluer des offres non écolabellisées « équivalentes »).
  • Côté innovation… Les plaques en fibres de cellulose et gypse constituent une alternative aux plaques de plâtres qui dominent le marché. Ces solutions présentent de nombreux avantages des points de vue environnementaux et sanitaires. Se reporter aux sites des fabricants/distributeurs pour définir des exigences techniques favorables à ces produits pour vos approvisionnements futurs…

Revêtements de sols

Revêtements souples plastiques :

Les fabricants ont développé plusieurs types de revêtement souples avec un impact moindre sur la santé et l’environnement :

  • Des sols en vinyle sans phtalate, voire sans COV (phtalate free, COV free)
  • Des sols en matériaux naturels (sans phtalates ou COV) : le linoléum, le caoutchouc naturel, les revêtements en fibre végétales ou animales (jonc de mer, coco, sisal : attention à l’entretien !)

Voici des exemples de spécifications techniques pour les marchés publics :

Les vinyles et linoléums

  • Performance acoustique : les ensembles structure / revêtement de sols devront permettre d’obtenir une isolation acoustique aux bruits de chocs, conformément à la réglementation en vigueur.
  • Les revêtements de sols seront conçus pour un entretien facilité (motifs, matériaux). Seront préférés les matériaux dont le nettoyage et l’entretien nécessitent le moins de produits chimiques et compatibles avec un nettoyage mécanique à l’eau (type technologie microfibre), résistants à l’usure et aux traces de chaussures, traces de mobilier, chaises…
  • La durabilité des produits devra être précisée dans les offres par leur « durée de vie typique » (DVT) selon la définition de la norme NF P 01-10 (informations sur les caractéristiques environnementales des produits de construction).
  • Les matériaux à plus longue durée de vie, adaptés aux utilisations intenses dans les « Etablissements Recevant du Public » seront préférés.
  • L’étiquette Emissions dans l’air intérieur sera égal au A+ au moins et le revêtement sera phtalate free et COV free.
  • Le produit sera exempt de toute substance sujette à restriction (formaldéhyde, pentachlorophénol, métaux lourds, CMR 1A et 1B) et sera conforme au règlement européen REACH.
  • Les couleurs seront obtenues à partir de pigments (rouge/jaune/bleu) dépourvus de métaux lourds tels que le plomb et le cadmium.

Mode de preuve : « les produits porteurs d’un écolabel de type I (Ecolabel UE, Ange Bleu) ou équivalent seront réputés comme conformes ».

  Pour aller plus loin :

 

Les linoléums

  • Le produit sera exempt de toute substance sujette à restriction (formaldéhyde, pentachlorophénol, métaux lourds, CMR 1A et 1B) et sera conforme au règlement européen REACH
  • Les couleurs seront obtenues à partir de pigments (rouge/jaune/bleu) dépourvus de métaux lourds tels que le plomb et le cadmium

Se référer aux référentiels des labels « Cygne Nordique » et « Ange Bleu ».

 

Les moquettes

Éviter ce revêtement si possible (usure et difficultés d’entretien pour les usages intenses et collectifs…). Le cas échéant, exiger a minima :

  • Colorants dispersés : les colorants suivants, classés comme “allergènes”, ne devront pas être présents dans le produit > C.I. Disperse Blue 1, -3, -7, -26, -35, -102, -106 et -124, C.I. Disperse Orange 1, -3, -37/76, C.I. Disperse Red 1, -11 et -17, C.I. Disperse Yellow 1, -3, -9, -39 et -49
  • Les carrieurs suivants ne seront pas utilisés dans le process de fabrication : di-, tri-, tetra-, penta- et hexachlorobenzènes; di-, tri-, tetra- et pentachlorotoluènes

Se référer au référentiel du label « GUT » pour l’ensemble des spécifications techniques concernant les revêtements textiles (le demander comme mode de preuve ou s’y référer pour évaluer les équivalences)

 

Colles et produits de ragréages pour la pose des sols souples :

A+

EMICODE

  • A minima, exiger des produits « A+ » au regard de l’étiquetage réglementaire dédié aux émissions dans l’air intérieur.
  • Le label EMICODE est un label de qualité pour les adhésifs et d’autres produits à faibles émissions. Les produits testés sont classés en fonction des niveaux d’émissions testés en laboratoire par des tierces personnes indépendantes. Pour la préparation de vos marchés, il est possible de s’appuyer sur les exigences du référentiel de ce label pour définir les niveaux de performance des produits achetés pour vos équipes ou utilisés pour les travaux réalisés par un prestataire. De nombreux produits existent sur le marché.
  • Acheteurdurable.com a publié une Fiche Achat sur les colles et adhésifs pour les revêtements de sol.

Revêtements durs :

Les revêtements de sols durs peuvent être minéraux (carrelage, gré…) ou naturels (bois, bambou, liège…). Chacun présente des avantages en termes d’entretien, d’ambiance, d’impact sur l’environnement. Voici quelques spécifications techniques pour la rédaction des marchés.

  • Afin de contrôler les rejets potentiels de substances dangereuses pendant la phase d’utilisation et en fin de vie des carreaux vitrifiés, les produits devront avoir été vérifiés suivant la méthode d’essai EN ISO 10545-15. Les valeurs limites suivantes ne devront pas avoir été dépassées :

– Pb : 80 mg/m2 (selon EN ISO 10545-15)
– Cd : 7 mg/m2 (selon EN ISO 10545-15)

  • Aucune substance ou préparation à laquelle est ou peut être attribuée, lors de la demande, une ou plusieurs des phrases de risques suivantes ne peut être ajoutée aux matières premières :

– R45 (peut causer le cancer),
– R46 (peut causer des altérations génétiques héréditaires),
– R49 (peut causer le cancer par inhalation)

Réflexe Labels :

A+ A minima, exiger des produits « A+ » au regard de l’étiquetage réglementaire dédié aux émissions dans l’air intérieur.

 

Écolabel Cygne Nordique : voir les critères dans cette fiche conçue par le réseau d’éco-consommation belge (en téléchargement).

 

 

Écolabel Ange Bleu : voir les critères dans cette fiche conçue par le réseau d’éco-consommation belge (en téléchargement)

 

Écolabel Européen couvre les revêtements de sols durs, et les revêtements de sols en bois et bambou et parquets lamellés. Aujourd’hui, aucune entreprise n’est titulaire d’un de ces 2 écolabels.

Ces exigences sont extraites du guide « Commande Publique et Développement Durable » (Avril 2016 ) publié par Rhône-Alpes Energie Environnement (RAEE) et de la fiche « revêtements de sols souples ».

 

Robinetterie et sanitaire

Robinetterie

Les enjeux de maîtrise des consommations d’eau dans les bâtiments scolaires concernent la robustesse du matériel, la limitation du débit d’eau, le matériel temporisé, la détection des fuites… Pour cela, les collectivités peuvent agir :

  • En adaptant le matériel existant grâce à l’installation de petit matériel limitant les consommations d’eau (mousseurs, réducteurs de débit…)
  • En remplaçant des équipements inadaptés très fréquemment utilisés ou équipements hydro-économes généraux (robinets temporisés à la place des robinets simples utilisés plus de 15 fois/j, – compteurs divisionnaires, réducteur de pression…)
  • En remplaçant des équipements classiques (à fréquence d’utilisation faible ou moyenne) par un matériel hydroéconome (mitigeurs à double butée à la place des mélangeurs, WC double commande ou temporisés…)

Lors de l’acquisition de matériels hydro-économes, vérifiez qu’ils disposent bien d’une Attestation de Conformité Sanitaire (ACS). Pour les équipements hydroéconomes, le retour sur investissement est très rapide, quelques mois de fonctionnement seulement.

 

Sanitaires

Avant le renouvellement du matériel, il est possible de limiter les consommations d’eau grâce à la mise en place de plaquettes WC à installer dans le réservoir, qui vont diminuer le volume d’eau utilisé à chaque chasse d’eau. Le matériel récent est performant s’il correspond à :

  • WC à mécanisme simple commande non interrompable avec réservoir récent de 6 litres ;
  • WC à compression d’air (« Trombe »), utilisant 2 à 4 litres par chasse (non recommandé en usage très intensif du fait du temps de remplissage long) ;
  • WC à réservoir suspendu de 3 à 6 litres.

Pour une construction neuve ou un renouvellement complet du matériel, quelques critères :

  • Le volume d’eau nominal par chasse complète des éléments de toilettes à chasse d’eau, considéré indépendamment de la pression de l’eau, ne doit pas dépasser 6,0 l/chasse lors de la commercialisation. – Lors de la commercialisation des éléments de toilettes à chasse d’eau, le volume d’eau moyen par chasse, calculé selon la méthode définie à l’appendice 1 de la décision 2013/641/UE de la Commission, ne doit pas dépasser 3,5 l/chasse.
  • Les unités de toilettes dont le volume par chasse complète est supérieur à 4,0 litres et les systèmes de chasse d’eau pour toilettes doivent être équipés d’un mécanisme économiseur d’eau.
  • Les systèmes de chasse d’eau doivent être équipés d’un mécanisme d’ajustement permettant à l’installateur d’ajuster le volume consommé par chasse, afin de tenir compte des conditions locales du système de collecte des eaux usées.
  • La performance de la chasse d’eau des unités de toilettes doit être conforme aux exigences de la norme EN 997.
  • L’élément de toilettes à chasse d’eau doit être couvert par une garantie de réparation ou de remplacement de cinq ans au minimum.

En savoir plus :

Le SMEGREG, syndicat pour l’animation du SAGE Nappe Profonde en Gironde, accompagne collectivités, entreprises et particuliers à réaliser des économies d’eau. Il anime notamment le site jeconomiseleau.org, et propose des fiches pratiques adaptées au public professionnel.
Consulter les guides techniques pour le choix d’installation hydro-économes :

Labels et référentiels sur lesquels vous appuyer pour identifier des exigences à intégrer à vos consultations et faciliter l’analyse des offres

Ecolabel de type I Catégories de produits certifiés
Écolabel Européen

Écolabel européen

  • Revêtements de sols durs, sols textiles et sols en bois
  • Peintures et vernis d’intérieur ou d’extérieur
  • Sources lumineuses
  • Robinetterie sanitaire
  • Toilettes et urinoirs

En savoir plus

NF Environnement

NF Environnement

  • Enduits de peinture et colorants universels
  • Peintures, vernis et produits connexes

En savoir plus

Cygne Nordique
Cygne Nordique
  • Revêtements de sol
  • Peintures et vernis intérieurs
  • Produits chimiques pour bâtiment
  • Fenêtres et portes extérieures
  • Pompes à chaleur
  • Bois durable et résistant pour usage extérieur
  • Panneaux de façade
  • Petites maisons, appartements et bâtiments de crèche
  • Mobilier urbain et équipements pour jeux extérieurs
  • Système de toilettes closes

En savoir plus

Ange Bleu
Ange Bleu
  • Revêtements pour sols, revêtements élastiques, adhésifs ; revêtements en textile pour sols et sous couche pour revêtements de sol
  • Revêtements de toit et bitume
  • Peintures pour murs ; papiers peints
  • Colles pour usage intérieur
  • Panneaux solaires
  • Panneaux et portes
  • Matériaux d’isolation thermique
  • Produits en bois
  • Panneaux en bois
  • Pommeaux de douche
  • Chasses d’eau économiseur d’eau,
  • Lampes
  • Sèche-mains

En savoir plus

Étiquetage réglementaire d’information Catégories de produits certifiés
Étiquette émissions en polluants volatils
A+
Produits de construction et de décoration: cloisons, revêtements de sols, isolants, peintures, vernis, colles, adhésifs, etc. dans la mesure où ceux-ci sont destinés à un usage intérieur.

Rénover en tenant compte des enjeux sanitaires et environnementaux

Les « écolo-crèches » du Haillan : une démarche innovante !

Dans le cadre de l’Agenda 21, la Mairie du Haillan a décidé, dès 2010, de conduire une démarche baptisée « écolo-crèche » dans ses trois lieux d’accueil de la petite enfance. Il s’agissait de s’adapter à de nouvelles formes de consommation et de pratiques à la fois respectueuses de l’environnement et bénéfiques pour la santé des enfants. Le bilan sur ces « écolo-crèches » pilotes en Gironde, avec Annabel Albrech, chargée de mission agenda 21 au Haillan.

Respirer un air sain, manger correctement, éviter de développer des allergies… pour ne pas mettre en danger la santé des tout petits : tout cela peut paraître évident… Et pourtant, en 2010, lorsque les élus du Haillan ont commencé à réfléchir à ces questions, la démarche était plutôt innovante ; peu d’acteurs locaux étaient identifiés pour réfléchir à des alternatives. C’est l’Atelier Méditerranéen de l’Environnement de Marseille (AME), avec le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), qui a été choisi pour accompagner les trois équipes de la crèche familiale, la crèche collective « Les Copains d’Abord » et le multi-accueil « La Ribambelle ».

Après le diagnostic initial, un plan d’actions adapté à chaque structure a été mis en place. Les équipes municipales ont progressivement revu leur fonctionnement en y intégrant des pratiques écoresponsables à tous les niveaux et notamment dans les domaines de l’alimentation, de l’entretien, des activités et des jeux. Trois ans plus tard, après un audit, l’AME a accordé le label « Ecolo crèche® » aux trois structures.

Un cycle de réunions sur la santé environnementale a permis aux assistantes maternelles d’être également sensibilisées à la qualité de l’air intérieur. « Le bilan a montré notamment que la conférence avec l’association HSEN a été un véritable électrochoc, qui a permis le changement de certaines pratiques, continue Annabel. Finalement, Ecolo crèche®, c’est un état d’esprit qui nous guide dans tous nos gestes (la nourriture, l’entretien, le tri, la récupération, les achats, la communication dématérialisée, etc.). Ainsi, cela ne pèse plus sur les équipes : ce n’est pas faire plus, c’est faire autrement. Les achats sont autres et moindres donc ce n’est pas plus cher. Il faudrait maintenant un autre électrochoc pour associer les parents au projet ! C’est pour l’instant ce qui fait défaut, nous cherchons pour la suite à renforcer le lien avec les parents pour les intégrer à cette démarche. »

En savoir plus : www.ville-lehaillan.fr

Extension et Rénovation de l'Ecole Maternelle Clemenceau, Nancy, Meurthe-et-Moselle

 

En 2002, la ville de Nancy a voulu initier une opération expérimentale en matière d’environnement.

Le choix d’un programme scolaire, en occurrence celui d’une école maternelle est apparu comme particulièrement pertinent.

Pour garantir la réussite de l’opération, la ville de Nancy s’est dotée dès le début d’une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage spécialisée, afin de suivre le projet de l’élaboration du programme. Le programme architectural comporte :

  • une extension sous forme d’un préau de 100m2 et d’une salle de repos/motricité/garderie avec sanitaires et rangement d’une surface totale de 55 m2,
  • une restructuration de 56 m2 (salle de jeux et mise aux normes incendie),
  • la rénovation de 336 m2 de salles de classe, sanitaires et circulations.

Le projet a évolué en étroite collaboration avec l’équipe éducative, les parents, les services de la ville et les élus, sous forme d’un groupe de travail. Ainsi ont pu être recensés les besoins à prendre en compte à chaque étape importante du projet.

La préoccupation de l’environnement a été prise en compte par le respect de plusieurs cibles HQE : relation  harmonieuse avec l’environnement ;choix des matériaux ; gestion de l’eau et de l’énergie.

Initiatives à destination des différentes parties prenantes associées aux projets de construction/réhabilitation

Des dispositifs aux côtés des maîtres d’ouvrage pour construire et rénover sain

Bâti-santé est une association de prévention santé dans l’habitat, installée à Cambo-les-Bains. Elle propose un accompagnement d’assistance sanitaire à la maîtrise d’ouvrage dès l’avant-projet à la réception d’un bâtiment. L’enjeu : préserver une qualité de l’air intérieur dans des bâtiments parfois sous-ventilés. Explication avec Pascal Fourot, responsable de Bâti-santé.
Pascal Fourot a une double activité professionnelle. Il est kinésithérapeute respiratoire depuis 25 ans. Il est aussi mesureur habilité à réaliser des tests d’étanchéité à l’air, une mesure obligatoire pour les constructions neuves afin d’être conforme à la nouvelle réglementation RT 2012. Son association Bâti-santé lui permet de faire le lien entre les deux : «Dans mon métier de kinésithérapeute, je me rends chez les patients et j’ai constaté une augmentation des maladies respiratoires chez les plus jeunes et les personnes sensibles, mais je me suis également intéressé aux logements neufs ou rénovés ».

En savoir plus : www.santeenvironnement-nouvelleaquitaine.fr

Habitat et santé : les Compagnons Bâtisseurs Aquitaine sensibilisent les familles en difficulté

Mal logement et précarité énergétique riment souvent avec problèmes de santé liés à la mauvaise qualité de l’air et à l’excès d’humidité. Depuis 2005, l’association Compagnons Bâtisseurs Aquitaine aide des familles en difficulté à améliorer leur confort de vie en les accompagnant dans l’auto-réhabilitation de leur logement. Eclairage sur ce dispositif à la visée à la fois technique, pédagogique et sociale avec Eugénie Bugain, directrice adjointe à l’habitat de l’association.

En savoir plus : l’auto-réhabilitation accompagnée

Plus d’expériences et d’information